Voici les images de cette belle journée de visite chez Claude Ascani qui a commencé vers 10h30.
Elle est installée sur une propriété de famille d’un e superficie de 7 hectares dont 2ha seulement sont cultivables. Le reste étant occupé par les broussailles ou la forêt. Elle y vit ainsi que sa mère dans deux fermes séparées ; elles sont donc deux à s’occuper de tout, avec l’aide d’un ouvrier agricole un jour par semaine et de quelques stagiaires étrangers envoyés par une organisation internationale (WWOOF) qui regroupe des fermes biologiques et organise des échanges d’expériences entre les fermiers et des jeunes étudiants .
L’exploitation est encore organisée aujourd’hui comme l’étaient les exploitations de la région jusque dans les années 50. C’est-à-dire, dans le but d’assurer l’autosubsistance de la famille avec des productions variées couvrant tous les besoins de l’année : un potager bien sur, de la vigne pour fournir le vin, un verger on l’on trouve des amandiers, des figuiers pour avoir des fruits secs durant l’hiver et une parcelle de châtaigniers. Nous avons commencé le tour de l’exploitation par le verger : des pêchers, abricotiers, poiriers et pommiers dans lesquels Claude nous a montre les pièges contre le carpocarpse (ravageur des pommes) et nous a expliqué le système de lutte utilisé en agriculture biologique (confusion sexuelle).
Nous sommes ensuite passés au moulin à huile, construit par le père de Claude et toujours utilisé pour les besoins de l’exploitation. Il s’agit d’un moulin de type « génois ». Les olives (chair et noyau) sont d’abord écrasées à l’aide d’une meule en pierre dans un grand bassin appelé « piste » pendant deux heures.. A la fin de la trituration le bassin est rempli avec de l’eau tiède puis de l’eau froide afin de permettre à l’huile de remonter à la surface . Celle ci est alors « cueillie » à la main avec un outil spécial (une poêle trouée) qui permet de laisser tomber l’eau plus lourde et d’amener l’huile jusqu’au seau . L’huile est enfin mise dans un « décanteur » où on la laisse reposer 10 jours pour enlever l’eau emportée par mégarde et les impuretés.
Après cela, le bassin est vidé dans un bassin à un niveau plus bas que le moulin. Grâce au mouvement de l’eau, les peaux des olives qui contiennent encore de l’huile mais qui étaient restées dans le fond du premier bassin remontent à la surface et sont recueillies avec la même poêle trouée.
On en remplit des sacoches rondes appelée « scourtins » que l’on entasse dans la presse hydraulique et que l’on presse. Ce sera une huile de 2ème choix.
Ces peux d’olive pressées et les noyaux réduits en miettes sont utilisés par la mère de Claude pour se chauffer.
Après la fabrication de l’huile Claude nous a montré comment elle récupère le miel. Dans l’ancienne fromagerie transformée en miellerie elle nous a montré les outils utilisés pour désoperculer les cadres de miel (couteau et fourchette) , l’extracteur et le maturateur.
Ensuite nous sommes passé dans le rucher afin de voir à quoi ressemble une ruche de près. Convenablement habillés pour certains et de façon en peu moins orthodoxe pour d’autres ( mais tout de même efficace puisque personne n’a été piqué)), nous avons pu admirer et entendre de près les abeilles. C’est très passionnant. 
Claude nous a expliqué que les colonies pouvaient avoir des caractères très différents dans le même rucher: certaines colonies sont très « nettoyeuses » et débarrassent immédiatement la ruche de tout corps étranger ou des abeilles mortes.
Certaines de ses ruches sont très nettoyeuses car elles ont réussi à rejeter de la ruche les tablettes imprégnées de Thymol( produit homéopathique utilisé pour lutter contre le fléau Varroa, un acarien qui affaiblit l’abeille )!!! Claude est donc à la recherche de solutions et de conseils des personnes compétentes dans ce domaine.
La visite de l’exploitation étant terminée, nous sommes partis pique-niquer en peu plus bas dans les bois en compagnie des chèvres de Claude qui ont insisté à plusieurs reprises pour partager notre repas et goûter aux différents plats que chacun avait apportés et que nous avons mis en commun. 

La journée s’est achevée vers 15h00 et nous sommes restés d’accord avec Claude pour que nous gardions le contact afin de lui donner un coup de main quand elle en a besoin, par exemple lors de la récolte des olives.
Claude nous a exprimé le plaisir sincère qu’elle avait eu de cette visite et ses remerciements pour l’intérêt que nous portions à son travail et pour notre proposition de l’aider aux moments difficiles












